
Réalisation clients :
Photographe d'art de la table : Nouveau virage visuel pour un porcelainier de Limoges
Immersion sur ce shooting en duo avec une directrice artistique pour repenser l’image d’un porcelainier haut de gamme.
Réalisation clients :
Immersion sur ce shooting en duo avec une directrice artistique pour repenser l’image d’un porcelainier haut de gamme.
« Je suis assez perfectionniste, alors nous avons parfois passé du temps à ajuster quelques millimètres.
C’est sûrement ce qui explique le nombre de photos où l’on aperçoit mes mains dans un coin du cadre. »
Cécile Mazière, directrice artistique
Legle, maison de porcelaine de Limoges, avait un problème que beaucoup de marques haut de gamme rencontrent sans toujours y mettre les mots : des visuels qui ne racontaient plus l’histoire de la marque. En tant que photographe d’art de la table basée à Limoges, j’ai accompagné leur repositionnement visuel, du site web aux réseaux sociaux, en duo avec Cécile Mazière, directrice artistique. Ce projet, c’est un peu tout ce que j’aime dans mon métier : du haut de gamme, une vraie réflexion créative en amont, et un travail d’équipe qui pousse le résultat plus loin que ce que j’aurais fait seule.
« Le shooting a été pensé dès le départ dans la perspective d’une refonte plus globale. »
Au départ, pas de brief béton, plutôt une envie diffuse de rendre les collections plus lisibles. Au fil des échanges entre Cécile, la directrice artistique et Frédéric, le gérant de la porcelaine Legle, l’objectif s’est précisé : une image plus actuelle, plus réaliste, capable de montrer toutes les possibilités de personnalisation des collections (les cinq univers d’inspiration, eux, étaient déjà posés).
Le vrai sujet, c’était les couleurs. Plus de 40 nuances différentes à faire exister sans que ça tourne à la cacophonie visuelle. Comment donner à chaque collection son espace, tout en gardant une cohérence de marque sur l’ensemble des supports ? Assez vite, le shooting s’est pensé dans une logique plus large : refondre en même temps le site, le catalogue papier, les réseaux, la boutique d’usine et les salons. La direction artistique n’était donc pas un bonus sur ce projet, elle était centrale dès le départ.
Avec un catalogue de couleurs et une collection aussi large, travailler à deux n’était pas un luxe, c’était une nécessité.
Concrètement : je calais la lumière et l’objectif, appareil relié en direct à l’ordinateur, pendant que Cécile composait l’image en temps réel avec les pièces et les accessoires. Elle voyait le cadrage se construire sous ses yeux, pas juste le résultat final. Une fois le tableau principal validé à deux, j’enchaînais sur les prises de détail (matières, superpositions) pendant qu’elle préparait déjà le tableau suivant.
Ce sont ces allers-retours qui ont permis d’enchaîner les collections sans perdre de rythme.
Cécile est directrice artistique et scénographe indépendante, spécialisée en conseil d’image pour les maisons d’artisanat d’art et de luxe.
Sur ce projet, les « territoires créatifs » existaient déjà, définis par un précédent intervenant. Son rôle a été de les interpréter et de les faire vivre en mises en scène cohérentes, pensées pour accueillir plusieurs collections sans les opposer ni les diluer, façon d’inspirer les clients à mixer couleurs et pièces entre elles.
Son inspiration est très intuitive, nourrie par la photographie, la peinture, l’architecture et la décoration intérieure, en plus d’une expérience passée dans le merchandising.
Mais sa vraie plus-value, c’est qu’elle connaît la gamme Legle par cœur, chaque couleur, chaque collection, dans le détail. C’est ce niveau de connaissance qui a permis de marier les pièces et les teintes avec cette justesse. De mon côté, je n’aurais pas su faire ces associations, ça demande une immersion dans la marque que seule une DA peut avoir.
La porcelaine est une matière exigeante à photographier : elle réfléchit, capte la lumière différemment selon l’émail et la teinte, et le moindre écart de composition peut écraser un détail qui fait toute la différence sur une pièce haut de gamme. La lumière devait révéler texture et couleur, sans jamais trahir l’univers pensé par Cécile.
Sur une des ambiances, elle voulait des jeux d’ombres portées sur un mur, façon intérieur baigné de soleil du sud. J’ai amené du matériel spécifique pour créer ces ombres directement à la prise de vue, plutôt que de tricher en retouche.
Côté stylisme, la plupart des collections ont joué sur des tissus et matières naturelles fournis par Cécile, sauf pour la collection Artipop, où il fallait au contraire casser cette douceur : j’ai apporté des fonds en vinyle colorés pour un univers pop qui tranche volontairement avec le reste.
On a aussi alterné lumière naturelle et artificielle selon l’ambiance, jusqu’à shooter en extérieur pour recréer une atmosphère de terrasse estivale.
Cécile arrivait avec des attentes précises sur la lumière et la composition. Une fois la partie technique calée pour répondre à sa vision, la suite coulait de source : elle composait, je restais disponible pour ajuster. Résultat : un rendu haut de gamme, créatif, avec un vrai côté éditorial, presque une planche de magazine où chaque image raconte une histoire plutôt que de se contenter de présenter le produit.
Et comme Cécile est du genre perfectionniste sur le placement de chaque objet (on a parfois ajusté des millimètres pendant de longues minutes), ça explique aussi le nombre de photos où on aperçoit ses mains dans un coin du cadre. Les aléas du métier.
« Nous avons travaillé de façon très fluide, avec beaucoup d’échanges et une vraie liberté créative. »
Avec autant de pièces fragiles et coûteuses à mettre en scène, les déplacer représentait un risque inutile. On a donc shooté directement dans les locaux de Legle, avec l’avantage non négligeable d’avoir tout le stock sous la main pour dénicher LA petite pièce manquante à la dernière minute.
Tissus et matières naturelles pour la majorité des collections, fonds en vinyle ou peints pour Artipop, lumière naturelle, artificielle, et même une session en extérieur pour l’ambiance terrasse estivale : basculer d’une ambiance à l’autre sans perdre en cohérence ni en rythme demandait une organisation serrée, histoire de ne pas exploser le timing entre chaque changement de décor.
Le point à garder en tête en permanence, c’était de ne jamais voler la vedette à la porcelaine. On a donc choisi la sobriété, misant sur des produits bruts (fruits, noix) plutôt que sur des réalisations de pâtissier trop travaillées. Pas besoin d’en rajouter, la porcelaine devait rester la star.
« J’ai cherché à créer des décors élégants et intemporels qui mettent la porcelaine en valeur sans jamais lui voler la vedette. »
Entre deux séquences de shooting, je me suis éclipsée du côté de l’atelier. Sur un artisanat de cette qualité, montrer le savoir-faire derrière chaque pièce compte autant que la pièce elle-même : ce sont ces gestes invisibles pour le client final qui donnent tout son sens à l’objet fini.
J’ai fait le tour des fileurs, des émailleurs, capturé les fours en pleine charge, les étagères remplies de porcelaine en attente. Toute cette vie d’atelier, en toile de fond des collections mises en scène juste à côté.
La cerise sur le gâteau : de grandes verrières laissaient entrer une lumière naturelle généreuse, de quoi créer de forts contrastes sans avoir besoin d’ajouter quoi que ce soit. L’atelier était, en soi, un vrai terrain de jeu.
Frédéric a été enthousiaste dès la livraison des images, il les a trouvées magnifiques, et cette satisfaction-là reste la meilleure des récompenses. Aujourd’hui, les visuels vivent sur le site, les réseaux, la newsletter, le catalogue papier et les flyers.
Il est encore un peu tôt pour mesurer tout l’impact de cette nouvelle identité, la refonte continue d’évoluer au fil des supports et des nouvelles collections. Mais l’enjeu est clair : intégrer chaque nouveauté à cet univers visuel, année après année, sans jamais perdre le fil.
Vous avez des questions ?
Un photographe d’art de la table est spécialisé dans la mise en valeur de vaisselle, porcelaine, verrerie, linge de table et autres objets liés à la table et à l’univers du repas. Contrairement à un photographe food classique qui se concentre sur les plats et les aliments, le photographe d’art de la table met l’accent sur les contenants, les matières et les univers déco qui accompagnent la dégustation.
Sur un projet avec beaucoup de références à mettre en scène (plusieurs collections, coloris ou univers), un binôme permet de séparer la gestion technique (lumière, cadrage, appareil) de la composition créative (choix des pièces, association des couleurs, mise en scène). Le photographe reste concentré sur la qualité technique de l’image, tandis que le directeur artistique construit une vision cohérente sur l’ensemble du projet. Ce fonctionnement à deux permet souvent d’aller plus loin créativement que sur un shooting produit classique en solo et d’être beaucoup plus efficace le jour du shooting.
La porcelaine est une matière qui réfléchit fortement la lumière et se comporte différemment selon l’émail et la teinte. Il faut donc travailler la lumière avec précision pour révéler la texture et la couleur de chaque pièce, sans créer de reflets parasites ni écraser les détails. Le stylisme joue aussi un rôle important : le fond, les accessoires et les matières doivent mettre en valeur la pièce sans jamais lui voler la vedette.
Quand les produits à photographier sont nombreux, fragiles ou coûteux à transporter, shooter directement chez le client limite les risques de casse et logistique. Cela permet aussi d’avoir accès à l’ensemble du stock sur place, ce qui est pratique pour retrouver rapidement une pièce complémentaire au moment de composer une image.
Ça dépend surtout du nombre de collections ou de références à couvrir, et du niveau de mise en scène recherché. Un shooting simple peut se faire en une journée, tandis qu’un projet avec plusieurs univers créatifs distincts (comme un repositionnement de marque complet) peut nécessiter plusieurs jours de prise de vue répartis sur différentes sessions.
Ces photos peuvent alimenter un site internet, les réseaux sociaux, une newsletter, un catalogue papier, des flyers ou tout autre support de communication. Un des intérêts de penser le shooting dans sa globalité dès le départ, c’est justement d’obtenir des images cohérentes qui s’adaptent facilement à ces différents formats.
Le tarif dépend de plusieurs facteurs : le nombre de références à photographier, la complexité de la mise en scène, la présence ou non d’une direction artistique en plus de la photographie, et le nombre de jours de shooting nécessaires. Le plus simple reste d’échanger directement sur votre projet pour obtenir une estimation adaptée à vos besoins.
Oui, les déplacements sont possibles partout en France (frais de déplacement à la charge du client). Un minimum d’anticipation est nécessaire pour organiser la logistique et s’assurer de ma disponibilité, donc mieux vaut en parler le plus tôt possible dans la réflexion du projet.

Claire Brague
Photographie Culinaire & Stylisme
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Basée à Nantiat (87).
Déplacement en Nouvelle-Aquitaine et France entière.
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