Les jolies rencontres de la terre à l’assiette : 

Changer de vie pour cultiver du sens : portrait de la ferme Courgette et Poulette à Glanges

Quotidien, circuit court et visibilité des producteurs locaux, entre légumes, fleurs et vie de ferme.

Changer de vie pour cultiver du sens : portrait de la ferme Courgette et Poulette à Glanges

« Nourrir bien les gens, ça a du sens. »

À Glanges, en Haute-Vienne, la ferme Courgette et Poulette s’inscrit dans une réalité bien concrète : produire au quotidien, tout en faisant face à la question de la visibilité des producteurs locaux, devenue essentielle pour se faire connaître et faire vivre une ferme aujourd’hui.

C’est dans cet environnement vivant, entre légumes de saison, fleurs coupées et vie de famille bien présente, que j’ai rencontré Christelle et Guillaume. Un couple de maraîchers qui ont choisi, il y a quelques années, de changer de vie pour construire une ferme qui leur ressemble, simple, humaine et profondément sincère.

visibilité des producteurs locaux

Tout quitter pour une vie plus alignée

Avant la ferme, leur vie se passait en Savoie, dans des métiers de bureau. Un quotidien stable, bien installé, mais qui ne faisait plus vraiment écho à ce qu’ils avaient envie de construire.

L’idée de se reconvertir vers un métier plus concret a émergé progressivement. Ils commencent alors une formation agricole (BPREA), tout en continuant à travailler, en enchaînant stages et immersions sur le terrain.

Au fil du temps, le ressenti devient clair : les journées passées dehors, au contact de la terre, leur apportaient bien plus de sens que celles passées derrière un écran.

En 2022, ils sautent le pas.

« On a décidé de tout plaquer. »

Ils vendent leur maison, quittent leur ancienne vie et s’installent en Limousin, sur un terrain familial situé à Glanges, pour donner naissance à la ferme Courgette et Poulette.

Oeuf bio en plein air haute vienne

Une ferme locale entre légumes, œufs et fleurs

Aujourd’hui, leur activité repose sur une production diversifiée et réfléchie :

  • 30 à 40 variétés de légumes cultivées chaque année

  • des œufs extra frais, issus de poules chouchoutées dans un poulailler digne d’un petit hôtel à plumes

  • des fleurs coupées, un axe qu’ils souhaitent développer davantage

Leur organisation s’est mise en place petit à petit, de façon très pragmatique. Les clients passent commande en ligne, les récoltes suivent, puis les paniers sont déposés sur différents points autour de Limoges.

Ce fonctionnement leur permet de récolter au plus proche des commandes, souvent la veille, et donc de proposer des produits particulièrement frais, sans surproduire.

Leur priorité : produire correctement, rester fidèles à leurs valeurs et faire vivre une ferme qui reste profondément humaine.

visibilité des producteurs locaux
visibilité des producteurs locaux
Oeuf bio en plein air haute vienne

La visibilité des producteurs locaux : un défi bien réel au quotidien

Derrière l’image douce que l’on peut avoir d’une ferme locale, le quotidien est en réalité beaucoup plus exigeant.
La météo, le rythme de la ferme, le manque de temps et la vie de famille s’entremêlent en permanence.

Et dans leurs échanges, une question revient régulièrement : celle de se faire connaître.

Car produire des légumes de qualité ne garantit pas forcément leur vente. Là où les fleurs suscitent plus spontanément l’envie, les légumes restent un achat plus quotidien, souvent guidé par le budget et les habitudes.

« Des fois, on a l’impression de se battre pour vendre des légumes. »

Produire ne suffit pas toujours. Il faut aussi se faire connaître, et trouver du temps pour en parler, en plus du travail à la ferme.

Réseaux sociaux, bouche-à-oreille, échanges avec les clients…leur visibilité en tant que producteur local se construit progressivement, au fil du quotidien, sans stratégie lourde, simplement à leur image.

rencontre de la terre à l'assiette avec la ferme Courgette et Poulette

Une ferme vivante, ancrée dans son territoire et ses rencontres

Très vite, on comprend qu’ils construisent la ferme pas à pas, en s’adaptant au quotidien et aux réalités du terrain.

Leur organisation repose surtout sur un équilibre entre la production, la vie de famille et le lien avec leurs clients, avec une approche très concrète de leur métier.

Chaque année, ils organisent notamment une fête à la ferme, qui rassemble plusieurs dizaines de personnes autour d’un moment simple et convivial, directement sur le lieu de production. Visites, ateliers, événements dans le champ… la ferme devient alors un véritable lieu de rencontre, autant qu’un lieu de travail.

Ils ont aussi choisi de ne pas faire les marchés le week-end, afin de garder du temps pour leur vie familiale, un choix qui s’inscrit naturellement dans leur manière d’organiser leur quotidien à la ferme.

Maraicher haute-vienne
Producteur local de fleurs haute-vienne

Communication, lisibilité et mise en valeur de leur activité

Côté communication, tout avance de manière assez naturelle, au rythme de la ferme.
Entre les stories spontanées, Instagram, les échanges avec les clients et le futur site internet, leur présence se construit progressivement, sans stratégie lourde, simplement au fil du quotidien.

Christelle souligne aussi une réalité très concrète : il n’est pas toujours évident de rendre leur activité bien lisible, entre légumes, fleurs et œufs, surtout quand le temps manque pour produire du contenu régulièrement.

Dans ce contexte, les images deviennent un vrai support pour raconter leur travail. Montrer les saisons, les produits et l’ambiance de la ferme permet de mieux comprendre leur univers, sans avoir besoin de longs discours.

Un point ressort d’ailleurs très naturellement : les fleurs attirent immédiatement l’œil et relèvent davantage du plaisir, alors que les légumes, plus quotidiens, demandent souvent plus de temps pour être regardés et valorisés.

Ce que je retiens de cette rencontre

Cette rencontre m’a surtout rappelé qu’une ferme locale ne se résume jamais à ce que l’on voit dans l’assiette.
Derrière chaque produit, il y a des choix de vie, des doutes, des ajustements et beaucoup de travail au quotidien.

À la ferme Courgette et Poulette, le quotidien s’articule autour de la production, du lien avec les clients et de l’organisation de la vie à la ferme, de manière très concrète et progressive.

Leur parcours amène aussi à réfléchir, simplement, à notre façon de consommer.
Acheter local, c’est aussi soutenir une réalité de terrain, un rythme de travail et des personnes qui font vivre cette ferme au fil des saisons.

« On est le banquier du monde dans lequel on veut vivre. »

Une phrase qui résume finalement beaucoup de choses : l’équilibre fragile de ces fermes, et l’importance de la visibilité des producteurs locaux pour continuer à faire connaître leur travail, simplement et sincèrement.

Cette rencontre m’a aussi confortée dans une chose, au-delà des images réalisées sur place, montrer le quotidien de ces fermes à travers des visuels justes et sincères participe déjà à soutenir leur visibilité et à raconter, autrement, la réalité de leur travail.

📍 Ferme Courgette et Poulette,  386 Naboulieras – Glanges (Haute-Vienne)
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